Lettre 905
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Année 388 Recommandation pour le sophiste Eusébios adressée à Théodoros, qui a déjà reçu ep. 848 et ep. 903. On se trouve dans le même contexte qu'en ep. 903 et 904 : Libanios use des mêmes arguments et suit la même ligne de défense. Cette lettre a pour leitmotiv l'opposition entre la légitimité d'Eusébios et l'injustice de ses adversaires. Eusébios est également érigé ici au rang de symbole de la culture rhétorique. |
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1. Les curiales cherchent à intégrer Eusébios dans les rangs de la curie : cf. dossier Eusébios XXII/24. 2. Opposition entre « nous », Eusébios et Libanios, qui sont du côté du bon droit et « eux » qui risquent de commettre une injustice en remettant en question le statut reconnu au sophiste. 3. La métaphore agricole souligne le caractère difficile et exigeant de l'enseignement de la rhétorique. Les élèves, eux, sont souvent comparés à un troupeau (cf. ep. 951 note 3 et ep. 990, note 10). 4. Allusion à la protection infaillible d'Athéna envers Ulysse. 5. Argument intéressant : le cas d'Eusébios pourrait faire jurisprudence et entraîner la perte d'immunité pour d'autres sophistes. C'est donc la défense de toute une corporation que Libanios présente ici. 6. On a choisi de rendre le mot grec γράμματα par le terme général d'« écrits », parce qu'il est employé ici à la fois pour les décrets du conseil et pour les rescrits de l'empereur ou les documents officiels validant l’exemption d’Eusébios (signifiant l'absence de charges curiales ou « tâches », citées § 3 ). 8. Théodoros est un homme de culture et Libanios lui demande de rendre à la rhétorique ce qu'il lui doit. |