Lettre 991
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Année 390 Reproches à Proclos qui n'a pas écrit. Toute la lettre brode sur le thème du silence du correspondant et demande une explication. Palladios est le porteur, comme pour la lettre précédente. |
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Πρόκλῳ
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à Proclos 1. J’ai écrit cette lettre, me réjouissant de ce que j’ai appris : certaines choses j’ai pu les constater, pour les autres, j’attends toujours1. Or, comme mes amis me demandaient si tu m’écrivais et si tu prenais les devants, j’ai estimé qu’il n’était pas glorieux de mentir en disant que je recevais des lettres. J’honore la vérité2 et je rougis si je la renie. 2. Ils réclament ensuite d’en connaître la raison, mais moi qui l’ignore je ne peux les en instruire. Lève pour nous cette difficulté en fournissant l’explication à l’un de ceux qui peuvent la rapporter : soit nous n’avons commis aucun tort et nous prouverons que nous ne méritons pas d’être punis3, soit nous ne pourrons pas en faire la preuve et nous nous accuserons nous-mêmes en place d’autrui. 3. Songe que cette lettre n’est pas plus de moi que de Palladios qui m’a forcé à l’écrire, puisque moi je trouvais plus beau de t’imiter4. |