Lettre 981
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Année 390 Dans cette lettre, Libanios s'adresse à Anysios, l'assesseur de Rufin. Anysios a déjà servi d'intermédiaire dans l'échange engagé par Libanios avec le magister officiorum. Cette fois, dans le cadre d'une affaire en voie de résolution, c'est l'aide directe d'Anysios que Libanios sollicite : il vante sa justice, comme celle du haut fonctionnaire. |
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Ἀνυσίῳ
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à Anysios
1. La lettre que je t’ai envoyée en réponse à ta première lettre, je pense qu’elle t’est parvenue, qu’elle a été lue et n’a pas donné lieu à récrimination1. Un autre aurait dit qu’elle a même obtenu des éloges. 2. À ta deuxième lettre nous répondons en répétant ce que nous avons déjà dit : nous aussi, assurés de bénéficier de la justice tant vantée du noble Rufin, nous ne nous tournons vers personne d’autre, c’est auprès de toi que nous nous réfugions. 3. Les victoires remportées du côté d’Olympios2, nous les connaissons ; en effet, dans les conversations mêmes portant sur ce sujet, chaque fois qu’on lui demandait ce qu’il avait prévu de faire, il disait qu’il s’en remettrait à toi qui avais le mieux pourvu d’avance à la justice ; il ajoutait quantité d’exemples à partir desquels il pouvait, disait-il, être confiant. 4. À nous aussi ils permettaient d’être confiants ; mais ne différons pas et que celui qui doit régler l’affaire ne tarde pas. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’un homme qui a vécu si longtemps se presse d’agir3. |
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1. Il est difficile de reconstituer la totalité et la chronologie des échanges. 2. Il n'est pas assuré que ce personnage soit l'ami de Libanios, Olympios II/3, dont il a dû régler la succession. En effet, l'affaire n'était toujours pas résolue en 392. Il pourrait s'agir d'Olympios 11, candidat à un poste de fonctionnaire (PLRE I, p. 646). |