Lettre 874
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Année 388 Pour le « philosophe » Macédonios, curiale de la cité de Cyrrhos, qui part en ambassade à Constantinople. Proclos peut aider Macédonios dans ses démarches d'ambassadeur, car il est celui qui sait « sauver les cités » (cf. ep. 851). |
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Πρόκλῳ
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à Proclos 1. J’aurais dû moi aussi être de ceux qui montrent les lettres que tu m’as écrites ; mais puisque tu regardes les autres et ne veux pas de moi, au moins, ce qui est en mon pouvoir je ne m’en prive pas. Bien au contraire, j’ai écrit, j’écris et j’écrirai en me réjouissant de ce qu'on annonce à ton sujet : tes actions nombreuses, belles et grandes ! Et je prie les dieux de préserver pour l'humanité un homme capable de si bien préserver de grandes cités. 2. C’est ce qui conduit la cité du philosophe Macédonios vers toi et ton discernement1. Même si ton père2 s'invite lui-même à agir de la sorte, il serait beaucoup plus efficace grâce à tes interventions. Accorde donc ton soutien au philosophe, parle en sa faveur et, en plus de ce que tu auras accompli, fais une apparition3. |
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1. Libanios emploie le substantif γνώμη qui signifie « la capacité de juger », « le bon sens ». 2. Tatianos, préfet du prétoire d'Orient. 3. D’après Petit 1994, p. 214, Libanios invite Proclos à Antioche ; le mot grec ἐπιφάνεια ,« apparition », est traditionnellement réservé aux dieux qui seuls ont le pouvoir d'apparaître et de disparaître : la lettre, toute d'éloge, se clôt sur un compliment ultime, la nature quasi-divine du préfet. |